Chacune son bout de trottoir

17:29 Sur le trottoir 15 commentaires

Dans le milieu de la prostitution, il existe une règle tacite : un secteur doit être quadrillé par ethnies. Les anciennes ont négocié l’accord de façon à ce que chacune ait sa rue. Les ennuis commencent quand cette négociation n’est plus respectée. Même si les filles n’y sont pour rien. La rénovation du quartier les oblige à se concentrer là où le tram ne passe pas. Alors, on assiste à une sectorisation par ethnie. Résultat : des conflits parfois violents.

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Sous la coupe d’un mac

13:09 Sur le trottoir 6 commentaires
Le réseau des Bulgares est organisé : certaines sont rue d'Armagnc, les autres près du pont en U.
> Le réseau des Bulgares est organisé : les unes travaillent rue d’Armagnac, les autres sous le pont en U. (photo C.J.)

Elles vous diront qu’elles sont arrivées toutes seules, en bus, depuis la Bulgarie. Elles vous feront croire que la solidarité entre elles s’est faite naturellement. Elles vous affirmeront que le quadrillage du quartier par ethnies s’est fait tout seul. Mais jamais les prostituées bulgares n’avoueront être sous la coupe d’un réseau. C’est pourtant bien le cas.

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« 30 euros la petite course »

13:45 Sur le trottoir 2 commentaires
Les "Bulgaro-Turques"battent le pavé autour de l'îlot Armagnac
> Les Bulgares, comme Cilvi, battent le pavé autour de l’îlot d’Armagnac (photo V.W.)

La femme aux yeux noirs a l’air triste. Elle déambule le long d’un trottoir. Avec ce quelque chose dans le regard qu’ont les gens qui ne savent pas où aller, ni pourquoi ils se retrouvent là. Sur un trottoir. Elle, c’est Cilvi : un prénom aux accents français, drôle pour une Bulgare. Cilvi, la jolie trentaine, a deux enfants de six et douze ans. Ils sont au pays et croient que leur mère est femme de ménage. Elle ne doit pas les revoir tout de suite. Pas avant un mois ou deux : « Quand le visa de tourisme prendra fin. »
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