1 décembre 2008
20:37
Derrière les pelleteuses
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« Monter là-haut pour interviewer le grutier ? Houla mademoiselle, même nous on n’a pas l’autorisation d’y aller ! » me répond le chef de chantier de l’îlot Armagnac. Qu’à cela ne tienne : la caméra montera toute seule. Enfin, avec l’aide de “Tonio”. Quarante-six mètres plus haut et après 15 minutes d’ascension - à l’échelle s’il vous plait…
Laura Huyghe
26 novembre 2008
21:30
Dossier : LGV et pôle d'affaires
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“LGV”. “Quartier d’affaires”. “Euratlantique”. Les habitants du coin ne savent pas forcément ce qui se cache derrière ce mystérieux langage. Pourtant, “ce truc”, ces projets, connus ou pas, existent. Alors qu’en pensent-ils? « Le quartier le mérite », « nous en avons besoin », « enfin des commerces »… Certains ne sont pas enthousiastes. Ils se sont confiés dans leur univers et devant notre caméra. Lire la suite…
26 novembre 2008
21:29
Dossier : LGV et pôle d'affaires
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> Didier Moga ira sans regret s’installer dans l’îlot Armagnac. (Photo : A.B.)
« Sans ce projet, je ne me serais pas installé ici. » Il est toujours des commerçants mieux informés que d’autres. Ceux qui ont les bons contacts, ont un réseau… ou un nom. Didier a racheté la pharmacie de la place Ferdinand-Buisson l’an dernier. Son nom ? Moga, comme le maire adjoint du quartier Bordeaux Sud. Évidemment ça aide pour se tenir au courant des projets à venir.
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26 novembre 2008
21:29
Dossier : LGV et pôle d'affaires
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> Les habitants du quartier soucieux mais à l’écoute. (Photo G.L.)
Des deux côtés de la gare, les habitants qui participent aux réunions d’information sur les mutations urbaines du quartier sont inquiets. Submergés d’interrogations sans réponse, ils craignent la noyade.
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25 novembre 2008
13:45
Sur le trottoir
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> Les Bulgares, comme Cilvi, battent le pavé autour de l’îlot d’Armagnac (photo V.W.)
La femme aux yeux noirs a l’air triste. Elle déambule le long d’un trottoir. Avec ce quelque chose dans le regard qu’ont les gens qui ne savent pas où aller, ni pourquoi ils se retrouvent là. Sur un trottoir. Elle, c’est Cilvi : un prénom aux accents français, drôle pour une Bulgare. Cilvi, la jolie trentaine, a deux enfants de six et douze ans. Ils sont au pays et croient que leur mère est femme de ménage. Elle ne doit pas les revoir tout de suite. Pas avant un mois ou deux : « Quand le visa de tourisme prendra fin. »
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