Ils ont 23, 39 ou 54 ans et veillent, la nuit, derrière les comptoirs des différents hôtels de la gare. De 21h15 à 7h15, de 22h à 8h, de 23h à 7h08, ils accueillent les clients, préparent les petits-déjeuners, font de la paperasse… Mais n’allez pas croire que leurs nuits sont calmes, ils sont parfois les témoins de scènes plus qu’insolites. Lire la suite…
Soupe de poireaux au tapioca, salade de harengs-pommes de terre, steaks et purée maison pour finir. Ce soir-là, dans la chambre de Gérard, c’est encore une fois Papi qui régale. Et quand Papi est devant les fourneaux, on ne plaisante pas avec la ponctualité. « Après l’heure, c’est plus l’heure. On mange à 19 heures pétantes », affirme le plus âgé des pensionnaires de l’Espérance. Lire la suite…
« Philippe fumait un peu d’herbe. Il était hémiplégique. Il souffrait aussi du cœur, mais ça, on ne l’a su qu’après sa mort, au début de l’année. » Marie évoque le drame simplement. Trois pensionnaires sont décédés ici depuis onze ans. Lire la suite…
Si sur le terrain les Girondins et Chelsea ne sont pas parvenus à se départager, les hôteliers du quartier sont eux satisfaits de la venue des supporters anglais. Parmi les 2000 fans ayant fait le déplacement, ils sont nombreux à avoir séjourné l’espace d’une nuit ou plus aux alentours de la gare. De quoi satisfaire les hôteliers. Lire la suite…
En décembre, cela fera quatorze ans que Gérard a posé ses valises à l’Espérance. Jeans et t-shirt noir, médaille de scorpion autour du cou, lunettes à gros foyers et charentaises bleues, il est chez lui. Et pour 450 euros par mois, son chez lui c’est la petite chambre qu’il a aménagé au fil des ans.
Un chiffon à la main, Marie nettoie la tuyauterie qui court le long des murs de la chambre de Christian, un pensionnaire de l’Espérance. Elle et son mari, Roger, terminent l’installation du nouveau lavabo. Marie a envoyé Christian se promener pour travailler tranquillement. Elle rouspète, le locataire est rentré plus tôt que prévu : « Maintenant ça va être dur de finir le ménage. »Lire la suite…
La plaque de l’hôtel est écornée. A l’intérieur, un long couloir donne sur une petite cour où les clients font des barbecues l’été.
À l’hôtel de l’Espérance, les pensionnaires payent au mois. Du provisoire qui dure : certains sont là depuis quatorze ans. Ils ont posé leurs valises dans l’établissement de Marie et Roger. Vous découvrirez leurs histoires en plusieurs épisodes.