Soupe de poireaux au tapioca, salade de harengs-pommes de terre, steaks et purée maison pour finir. Ce soir-là, dans la chambre de Gérard, c’est encore une fois Papi qui régale. Et quand Papi est devant les fourneaux, on ne plaisante pas avec la ponctualité. « Après l’heure, c’est plus l’heure. On mange à 19 heures pétantes », affirme le plus âgé des pensionnaires de l’Espérance. Lire la suite…
« Philippe fumait un peu d’herbe. Il était hémiplégique. Il souffrait aussi du cœur, mais ça, on ne l’a su qu’après sa mort, au début de l’année. » Marie évoque le drame simplement. Trois pensionnaires sont décédés ici depuis onze ans. Lire la suite…
En décembre, cela fera quatorze ans que Gérard a posé ses valises à l’Espérance. Jeans et t-shirt noir, médaille de scorpion autour du cou, lunettes à gros foyers et charentaises bleues, il est chez lui. Et pour 450 euros par mois, son chez lui c’est la petite chambre qu’il a aménagé au fil des ans.
Un chiffon à la main, Marie nettoie la tuyauterie qui court le long des murs de la chambre de Christian, un pensionnaire de l’Espérance. Elle et son mari, Roger, terminent l’installation du nouveau lavabo. Marie a envoyé Christian se promener pour travailler tranquillement. Elle rouspète, le locataire est rentré plus tôt que prévu : « Maintenant ça va être dur de finir le ménage. »Lire la suite…
La plaque de l’hôtel est écornée. A l’intérieur, un long couloir donne sur une petite cour où les clients font des barbecues l’été.
À l’hôtel de l’Espérance, les pensionnaires payent au mois. Du provisoire qui dure : certains sont là depuis quatorze ans. Ils ont posé leurs valises dans l’établissement de Marie et Roger. Vous découvrirez leurs histoires en plusieurs épisodes.