Où est passé l’opium ?

13:30 Au fil des rues 1 commentaire

« Le sport est l’opium du peuple », a écrit Jean-Marie Brohm. S’il lui venait un jour à l’idée de venir se promener dans Belcier pour s’adonner à son traditionnel désamour pour le sport, le sociologue marxiste repartirait comme il est venu. Satisfait, sans doute. Il pourrait constater qu’il n’existe aucune association sportive dans le quartier. Nada. Pas le moindre club de football, pas la moindre petite équipe de basket. Rien du tout à se mettre sous la dent.

Il faut dire qu’à moins d’être le descendant du magicien Houdini ou le fils caché de David Copperfield, monter une association sportive sans installations d’aucune sorte ne s’est encore jamais vu. Brohm pourrait toutefois froncer par deux fois les sourcils. En ratissant large, on découvre que le secteur compte quand même deux infrastructures. Si tant est qu’infrastructure soit le terme adéquat pour désigner les deux “city stades” qui ont plus l’habitude de voir s’entasser les tessons de bouteille que d’accueillir des amateurs de ballon rond. Le gymnase le plus proche se trouve à Barbey, qui n’est pas tout à fait la porte à côté. Et pour la piscine, talon d’Achille de l’agglomération en matière d’offre sportive, il vaut mieux regarder carrément du côté de Bègles, la ville voisine.

Le petit père Brohm peut donc dormir sur ses deux oreilles. Ce n’est pas dans le quartier que l’overdose de sport menace. Car si Belcier connaît un stade en la matière, c’est plutôt celui du sevrage.

Jonathan Lange

Aux portes de Belcier

14:19 Au fil des rues Pas de commentaire

En se promenant dans les rues de Belcier, l’œil du visiteur est immanquablement attiré par les portes des habitations. On s’arrête, on observe, en se demandant ce que peut bien dissimuler cette entrée, devant laquelle Saint-Michel tient les clés du paradis. Il s’agit souvent de la partie la plus originale des maisons. De bois ou de métal, simples ou réhaussées d’une grille sculptée, leurs couleurs réchauffent les rues dans le froid de l’hiver. Notre diaporama fait un gros plan coloré de ces entrées si caractéristiques du quartier.

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Prendre racine à Terres de Borde

20:30 C'est arrivé près de chez vous Pas de commentaire
Les futurs arbres de la rue Terres de Bordes
> Les futurs arbres de la rue Terres de Borde

« A la Sainte Catherine tout arbre prend racine », selon le vieil adage et les mots du patron des jardiniers de l’entreprise Marlhiac. Aujourd’hui, nous sommes pourtant le 27 novembre, la Saint Séverin, mais ce n’est pas grave si l’on ne respecte pas à la lettre ce dicton « vieux comme Hérode », reprend-il. Ses deux employés plantent vingt-cinq arbres le long de la rue des Terres de Borde. Fin novembre est en effet propice au bouturage et à la plante d’arbres selon les pépiniéristes. Des frênes et des érables vont fleurir à la frontière du quartier Belcier.

Raphaël Burgos

Belcier: “Nous ne sommes pas une réserve d’indiens”

17:21 C'est arrivé près de chez vous, Dossier : LGV et pôle d'affaires Pas de commentaire
> Une quinzaine d’habitants ont exprimé leur inquiétude (photo Benjamin König)

19 heures, Salle Son-Tay. Jacques Respaud, le conseiller général de Belcier, tient une réunion de quartier. Des habitants, quelques membres d’associations sont présents et prennent place devant un plan aérien de Bordeaux collé au mur. Dans ce contexte de quartier en transformation : comment exister dans le débat ? Les changements ont déjà commencé à l’îlot Saint-Jean par exemple, d’autres vont suivre. Lire la suite…

Euratlantique : les dates clés

13:18 Dossier : LGV et pôle d'affaires 3 commentaires
> Le projet TGT propose d’installer deux tours, symboles du quartier d’affaires.

Depuis vingt ans, Belcier vit au rythme des projets échafaudés pour la gare Saint-Jean. L’effet TGV tant attendu en 1990 n’a pas eu lieu, celui de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) et de son hypothétique quartier d’affaires sera-t-il positif ou destructeur pour le quartier ? Difficile à dire à l’heure où les beaux discours ne se sont toujours pas transformés en actes. Retour sur un projet qui n’est définitivement pas à vitesse supersonique.
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Les commerçants et la LGV : je t’aime, moi non plus

21:29 Dossier : LGV et pôle d'affaires 1 commentaire


Didier Moga ira sans regret s'installer dans l'îlot Armagnac
> Didier Moga ira sans regret s’installer dans l’îlot Armagnac. (Photo : A.B.)

« Sans ce projet, je ne me serais pas installé ici. » Il est toujours des commerçants mieux informés que d’autres. Ceux qui ont les bons contacts, ont un réseau… ou un nom. Didier a racheté la pharmacie de la place Ferdinand-Buisson l’an dernier. Son nom ? Moga, comme le maire adjoint du quartier Bordeaux Sud. Évidemment ça aide pour se tenir au courant des projets à venir.

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Intrigue au troquet

13:04 Les gens Pas de commentaire

Derrière la gare, à quelques pas de la ville, le petit bar paraît bien figé. Comme s’il était resté dans son jus. La décoration est sommaire. Photos du début du siècle en noir et blanc, publicités des années 30  en métal, et fleurs en plastique. Rien ne dépasse, sur le comptoir en formica. Les bouteilles d’alcool sont soigneusement disposées sur des étagères. Les jus de fruits alignés ont eu le temps de décanter dans leurs bouteilles jaunies par le temps. D’ailleurs Chez Bernard, on semble le regarder filer, le temps.

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La LGV, mode d’emploi

21:25 Dossier : LGV et pôle d'affaires Pas de commentaire

LGV SEA, puisque tel est son nom intégral, ça veut dire Ligne à Grande Vitesse Sud-Europe-Atlantique. Sous ce nom barbare se cache une réalité toute simple : des trains qui vont vite. 320 kilomètres/heure exactement, ce qui mettra Bordeaux à 2h05 de Paris. Au lieu de 2h55 actuellement, voire 3h40 pour certains TGV. Cousine des LGV est-européenne et méditerranée inaugurées ces dernières années, la LGV SEA compte surfer sur la vague de succès – au moins commercial – de ses devancières. Mais si une LGV apporte indéniablement des avantages, elle pose également nombre de questions. Ruesdelagare les décortique. Lire la suite…

Belcier-Saint-Jean vu par Google

13:42 Au fil des rues 1 commentaire

A chercher sur internet des informations sur Belcier et Saint-Jean, on croise des journalistes citoyens, des forums enfiévrés, des blogs de passionnés, de la publicité à n’en plus compter sans oublier les inévitables vidéos de tecktonik. Dans cet improbable souk se cachent de petits trésors.

Les premiers à faire vivre Belcier et Saint-Jean sur la toile, ce sont les deux correspondants de Sud Ouest. Depuis novembre 2007, Manuel Guimaraes et Thomas Bartherote mettent périodiquement en ligne des articles sur l’actualité du quartier. La nouvelle formule de Sud Ouest ayant abandonné les pages quartier, leur blog est désormais l’unique moyen d’avoir des informations régulières sur Belcier et Saint-Jean.

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