Un conseil matrimonial ? Jésus à l’écoute

19:49 Au fil des rues, Les gens Pas de commentaire
Les tziganes évangélistes à l'écoute des conseils du pasteur Ferriz
> Les tziganes évangélistes à l’écoute des conseils du pasteur Ferriz

Le pasteur Jean-Paus Azaïs, dit “Canou”, est fier du travail réalisé depuis trente ans par sa mission protestante auprès de la communauté tzigane, au coeur du quartier Belcier où, selon lui, réside le vice.
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Dieu bénisse les Tziganes

19:46 Au fil des rues, Les gens 1 commentaire

“Vie et Lumière” : l’enseigne énigmatique, qui trône au rond-point du pont en U, peut intriguer le passant. C’est en fait le nom d’un mouvement pentecôtiste tzigane. Qui sont ces fidèles ? Que croient-ils et pourquoi viennent-ils ici ? Pour le comprendre, Ruesdelagare a suivi le culte dimanche matin.
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Le sang coule rue Bac-Ninh

21:54 Au fil des rues 2 commentaires

Il est 1h. Belcier s’est endormi. Les rues sont désertes et silencieuses. Derrière une porte en fer, au 18 rue Bac-Ninh, le bruit lancinant d’une scie électrique se fait entendre. Ici la journée ne fait que commencer. Les salariés de l’entreprise de vente en gros “Baptista et Fournier” viennent de recevoir une cargaison de carcasses de porcs. Deux vidéos qui parlent d’elles-mêmes.

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Peu d’Hommes aux Prud’hommes

21:35 Au fil des rues Pas de commentaire
Pour les syndicats, les élections prud'homales sont un baromètre au niveau national (photo Camille Lem).
> Pour les syndicats, les élections prud’homales sont un baromètre au niveau national

Mercredi 3 décembre, la salle Son-Tay s’est transformée en bureau de vote pour les élections prud’homales. Plus de 11 000 inscrits sur le secteur de Bordeaux Sud, mais à 16 heures, seulement 1264 votants soit 10% de participation.  Ces élections n’ont jamais attiré les foules : l’abstention tourne en général autour de 70%. On n’attend guère mieux cette année.
Pourtant l’enjeu est de taille, puisqu’il s’agit d’élire, sur des listes présentées par des syndicats, des représentants des salariés et des employeurs. Ce sont eux qui jugeront les conflits du travail pendant cinq ans, jusqu’aux prochaines élections.

En attendant les résultats, la parole aux salariés qui se sont déplacés, parfois sur leur temps de travail.

Anthony Hernandez, Camille Lem et Jessica Thomas

D’où vient le nom de cette rue ?

20:18 Au fil des rues Pas de commentaire

Annick Descas est guide conférencière à l’office de tourisme de Bordeaux. Le 22 octobre dernier, elle a publié le “Dictionnaire des rues de Bordeaux”. Pour ruesdelagare.fr, elle a fait le tour du quartier, croisant sur son chemin des canards sur le pont du Guit ou la Gestapo rue Charles Domercq. A vos souris.


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(Si le texte dans l’info-bulle n’apparaît pas en entier, cliquez-glissez hors de la bulle pour la recadrer.)

Elodie Morisset

Des grands crus qui valent leur pesant d’or

13:19 Au fil des rues Pas de commentaire

Malgré les apparences, le quartier Belcier recèle des trésors. L’une de ces mines d’or appartient à la société Lucien Bernard. Un immense entrepôt, qui s’étend de la rue de Son Tay jusqu’au quai de Paludate. Sous ces voûtes, sont concentrés les grands crus classés de la branche vente du groupe, Millésima, le leader européen de la vente à distance. Petit tour du propriétaire.

S’il est impossible d’obtenir la valeur de l’ensemble du stock de Millésima, on sait que le chiffre d’affaires de la société s’élève à 25 millions d’euros par an. Et que le stock vaut plusieurs dizaines de millions d’euros… au minimum.

Géraldine Houdayer, Jonathan Landais, Jean-Christophe Wasner

Père Noël sous surveillance

19:51 Au fil des rues, Les gens Pas de commentaire

1er décembre. C’est le moment d’installer les décorations de Noël. Un vieil homme s’attelle à la tâche à l’angle de la rue Sarrette et de l’allée Eugène-Delacroix. C’est Armando. « Dans mon pays, le Portugal, c’est une tradition de décorer les maisons. »

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Caddie en danger

20:58 Au fil des rues Pas de commentaire
Mathias attend sur le "city parc", en face de la résidence Delacroix.
> Derrière les grilles du “city-stade”, la résidence Delacroix.

« Qu’est-ce qu’il fout là, ce caddie ? », demande Mathias. « C‘est pas un endroit pour faire ses courses ici ! Normalement, on vient faire du sport ». Normalement. Car depuis que le “city-stade” a déménagé, il n’y a plus guère de sportif à venir taper la balle. « Avant, à la place du parking, il y avait un terrain plus grand, avec de l’herbe synthétique. A cause du tram, ils l’ont déplacé ici ». Mathias n’aime pas l’endroit. Il crache par terre. « -On dirait une prison, c’est tout pourri.-Alors qu’est-ce que tu viens faire ici ? -Rien, j’attends ». Mathias attend que le sommeil vienne. Il est debout depuis 4 heures du matin et vient de « rentrer du taf ». La journée, il passe son temps à pousser des charriots remplis de bouteilles de whisky, de vodka et de rhum. Il fait les 3/8 chez « Mitsu », un entrepôt de stockage d’alcool, du côté de Floirac. En alternance pour son Bac pro logistique. Il est 15h30. En attendant la sieste, Mathias fume un joint en écoutant le rappeur Salif sur son MP3. Le titre ? « Jeunesse en péril ».

Jonathan Landais

Inconnus à cette adresse

19:35 Au fil des rues Pas de commentaire

Ils sont partis, mais leurs affaires sont encore là. Pas de nouvelles depuis deux semaines, mais le départ n’était apparemment pas fait pour être définitif. Des chaussures abandonnées, des chaussons, un shampooing, une serviette de bain rouge qui sèche accrochée dans un coin… La porte, même, est encore ouverte, grande ouverte, et les mots croisés du 20 minutes, posés sur une table, ne sont pas terminés. A travers la porte ouverte, le rouleau de sopalin a pris l’eau. Les bottes sont restées sur le pas de la porte, la doudoune est jetée près de la poubelle, le froid est venu entre temps.

Ce matin-là, le givre recouvre ces objets de la vie courante, ces objets de tous les jours qui ont appartenu à quelqu’un. Quelqu’un qui est parti, sans laisser d’adresse. Il fait froid dehors, ils vont peut-être revenir, ils devraient revenir. Mais ce n’est pas ici qu’ils se seraient réchauffés. Les tentes n’ont pas de cheminée.

Amélie Baron et Jessica Thomas

Où est passé l’opium ?

13:30 Au fil des rues 1 commentaire

« Le sport est l’opium du peuple », a écrit Jean-Marie Brohm. S’il lui venait un jour à l’idée de venir se promener dans Belcier pour s’adonner à son traditionnel désamour pour le sport, le sociologue marxiste repartirait comme il est venu. Satisfait, sans doute. Il pourrait constater qu’il n’existe aucune association sportive dans le quartier. Nada. Pas le moindre club de football, pas la moindre petite équipe de basket. Rien du tout à se mettre sous la dent.

Il faut dire qu’à moins d’être le descendant du magicien Houdini ou le fils caché de David Copperfield, monter une association sportive sans installations d’aucune sorte ne s’est encore jamais vu. Brohm pourrait toutefois froncer par deux fois les sourcils. En ratissant large, on découvre que le secteur compte quand même deux infrastructures. Si tant est qu’infrastructure soit le terme adéquat pour désigner les deux “city stades” qui ont plus l’habitude de voir s’entasser les tessons de bouteille que d’accueillir des amateurs de ballon rond. Le gymnase le plus proche se trouve à Barbey, qui n’est pas tout à fait la porte à côté. Et pour la piscine, talon d’Achille de l’agglomération en matière d’offre sportive, il vaut mieux regarder carrément du côté de Bègles, la ville voisine.

Le petit père Brohm peut donc dormir sur ses deux oreilles. Ce n’est pas dans le quartier que l’overdose de sport menace. Car si Belcier connaît un stade en la matière, c’est plutôt celui du sevrage.

Jonathan Lange

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