Mardi 9 décembre, 11h35, Alain Juppé nous reçoit dans son bureau, pour un entretien d’une trentaine de minutes. Tout juste le temps d’évoquer les dossiers importants traités dans ruesdelagare. Quelques photos détendues devant l’immense toile qui orne le mur. Dehors, les lycéens manifestent et se font bruyamment remarquer.
Mardi matin, à l’entreprise Garnier rue Beck, Yann était de fonte. 60 pièces à mouler dans la journée. Prélèvement – versement – moulage – tri. Telle une machine, Yann répète inlassablement les mêmes gestes. Une poignée de minutes suffit pour mouler la pièce finalisée. Quitte à se désintéresser aussitôt de tout cet aluminium en vrac, son composant d’origine. Cette vidéo est inversée. Comme un hommage à la matière brute.
A l’école Ferdinand Buisson, deux soirs par semaine, les membres de l’association Libert’tempo investissent une salle de classe pour danser le rock, la rumba ou le cha cha cha. Le cours de tango argentin est celui qui attire le plus de danseurs, de trente à soixante-dix sept ans.
Le lieu est sombre, la lumière des néons blafarde… Le couloir aux murs noirs n’est pas ce que l’on appelle un endroit accueillant. Mais il constitue l’unique échappatoire à l’ambiance inhabituelle qui régnait samedi soir au 4sans.
La Mouv’ Party a pris ses quartiers dans la salle de l’îlot Armagnac. Une soirée gratuite à la programmation hétéroclite et incohérente. La soirée n’aura séduit que des teenagers bordelais aux styles vestimentaires travaillés.
Mercredi 26 novembre, quelques habitants de Belcier se sont retrouvés au Kilian. Objectif de la réunion organisée par le Parti communiste : évoquer les conséquences du projet Euratlantique sur leur quartier.
Clément Fourmond a assisté au tournage d’un film gare Saint-Jean. (photo Jonathan Landais)
Madame la Marquise fait tourner bien des têtes. La somptueuse verrière de la gare Saint-Jean, construite au XIXème siècle par Gustave Eiffel, a beau être percée par endroits, peu importe ! Elle continue à susciter l’émerveillement des Bordelais. Et des réalisateurs de films. Ruesdelagare a enquêté sur le tournage des films en gare de Bordeaux.
Drôle d’endroit que le point rencontre de la gare. Un hall souterrain assez sombre. Pas vraiment très accueillant pour ceux qui arrivent la première fois à Bordeaux. En général, on ne passe par cet endroit qu’en coup de vent, juste le temps d’aller du train à l’arrêt de tram. Bref, au point rencontre, on ne rencontre pas grand monde.
Certains soirs de la semaine pourtant, le hall s’anime. De loin, en arrivant de la voie n°1, on entend de la musique. Cinq jeunes âgés de 18 à 23 ans ont branché leur “i-pod” sur des enceintes portatives. Lire la suite…
> Ce matin à 9 h 30, c’est la cohue devant l’arrêt de taxis de la gare. A cause de la grève des tramways et des bus, beaucoup ont dû changer leurs habitudes, bon gré mal gré. (photo Christelle Juteau)
Si sur le terrain les Girondins et Chelsea ne sont pas parvenus à se départager, les hôteliers du quartier sont eux satisfaits de la venue des supporters anglais. Parmi les 2000 fans ayant fait le déplacement, ils sont nombreux à avoir séjourné l’espace d’une nuit ou plus aux alentours de la gare. De quoi satisfaire les hôteliers. Lire la suite…
Il est 17 heures, cours de la Marne, devant l’îlot Saint-Jean. Une bétonneuse fait irruption devant la résidence. Un homme d’une soixantaine d’années traverse la rue. Le camion ne le voit pas. Il lui roule sur le pied. Une dizaine de jeunes qui zonent à l’entrée de l’immeuble font des grands gestes et interpellent le conducteur. Il s’arrête. Le malheureux est à terre. Arrivent alors les pompiers. Accompagnés de trois voitures de police. Et d’une patrouille de la BAC. Beaucoup de monde pour un pied écrasé. « On ne sait jamais », déclare un jeune gardien de la paix. Ils prennent des mesures et recueillent les témoignages des jeunes. Pour parler à la police, c’est Momo, 29 ans, qui s’y colle. Ali et Youssef, 19 ans, ne parleront pas : « On a dit qu’on n’avait rien vu. On avait peur qu’ils nous embarquent pour rien ».