Un conseil matrimonial ? Jésus à l’écoute
4 décembre 2008 19:49 Au fil des rues, Les gens
- > Les tziganes évangélistes à l’écoute des conseils du pasteur Ferriz
Le pasteur Jean-Paus Azaïs, dit “Canou”, est fier du travail réalisé depuis trente ans par sa mission protestante auprès de la communauté tzigane, au coeur du quartier Belcier où, selon lui, réside le vice.
Issus des différents quartiers de Bordeaux, les fidèles viennent en nombre s’asseoir dans la salle à enseigne “Vie et lumière”. Culte ou prières de jeunes, les soirées sont rythmées par des cantiques, joués à la guitare ou à l’orgue.
Aujourd’hui, les fidèles sont conviés à une réunion d’édification pour la famille et les couples. Pour les conseiller dans leurs relations amoureuses, le pasteur Ephraïm Ferriz est au pupitre. Il appelle l’assemblée à prier. Les têtes se baissent, les voiles colorés couvrent les cheveux des femmes et des prières sont un murmure.
L’assemblée semble gênée face au sujet de la réunion du jour : les fidèles sont venus en famille mais, dans la salle, les femmes sont regroupées entre elles. Face aux craintes de voir évoqué des situations intimes ou privées, le pasteur rassure rapidement ses ouailles. Pour le responsable évangélique, le chef du foyer doit incontestablement être le mari, ainsi soit-il : «Les femmes prennent de plus en plus de place dans le monde, elles prennent plus d’autorité, pas que dans les partis politiques, mais aussi à la maison. Et ce n’est pas du tout ce qu’il faut. Si le mari ne tient pas le foyer, la femme perd son autorité et ce sont les enfants qui la prennent.» Le pasteur s’adresse aussi aux hommes, irrespectueux du travail ménager de leurs épouses. «Votre femme s’est fatiguée à nettoyer votre maison et vous arrivez en salissant tout avec vos galoches. On dirait Louis XIV ! C’est pas vrai mesdames ?»
Le courant Vie et Lumière compte six églises en Gironde. En relation avec l’assemblée évangélique de Belcier, les centres religieux de Saint Macaire, Ambarès, Cestas, Coutras et Cussac-Fort-Médoc accueillent la communauté tzigane.
Amélie Baron
