Paroles de Belcier
2 décembre 2008 20:53 Les gensRue de l’Abbesse, rue de Son Tay ou rue de Roullet, derrière les portes closes, les habitants s’expriment sur ce quartier qu’ils aiment ou détestent, qu’ils viennent de découvrir ou qu’ils aimeraient quitter.

- > Gilberte et Didier sont intarissables sur leur quartier.
Gilberte habite Belcier depuis 2001, Didier depuis 2004. Tous les deux vivent ici pour des raisons professionnelles. Didier travaille à la SNCF, Gilberte à la Poste à la Victoire. « Si on ne travaillait pas sur place, on n’habiterait sûrement pas là », assure Didier. Pourtant, il y a quelques années, Gilberte a acheté une maison à Belcier : « c’était une bonne affaire ». Souvent, le week-end, le couple s’en va à la campagne où Didier possède un petit pied-à-terre. Le couple dresse un tableau assez noir du quartier.
Stéphane ouvre sa porte. C’est sa voisine qui nous a conseillé d’aller frapper chez ce jeune homme « très gentil et qui parle bien ». Elle vit à Belcier depuis plus de 50 ans : « Ça me plaît d’habiter ici, je suis habitué et je suis bien avec tout le monde. » Stéphane, lui, vit ici depuis 6 mois, il retape sa maison, une échoppe avec un jardin : « Rapidement, on a trouvé qu’ici c’était sympathique. Il y a un esprit vieux quartier avec les gens qui jouent aux boules sur la place. » Et des prix plus abordables que dans d’autres coins de Bordeaux. Mais surtout, ce que Stéphane aime dans cet endroit, c’est de pouvoir le quitter : « On est près de la gare, il y a beaucoup de moyens de transport et on peut très vite être hors de Bordeaux. »
Carmen, elle aussi, apprécie l’arrivée du tramway dans son quartier mais ce qu’elle aimerait vraiment, c’est le quitter. Elle vit avec ses cinq frères et sœurs et ses parents dans une maison : « Ma mère a fait des demandes pour partir mais on n’a eu aucune réponse. Mon père est maçon à Saint-Médard-en-Jalles et on aimerait s’en rapprocher. » Surtout Carmen s’inquiète pour ses petites sœurs. Maria, 17 ans, a arrêté ses études et passe l’essentiel de son temps à la maison.
Isabelle Halliez et Stéphane Raes

